T’es là, il fait beau, tu te lèves, médites, te fais couler un café, allez hop ! Un petit gâteau au passage. Un contexte idéal pour égoïste qui induit un comportement égoïste. Ça se passe à peu près comme ça:

Devant ton ordi, tu te détends, parles avec une amie, puis des horreurs défilent sur l’écran, tandis que chez toi, le soleil dégueule dans tous les coins du jardin. Ton chien se délecte d’un os deux fois gros comme ton bras et il y a des gens qui meurent de soif, de faim, qui vivent dans la peur. Ce serait-on fait inoculé le virus de « l’indifférence » ? A partir du moment où pour moi ça va, où ma petite tranquillité est préservée, je rouspète mollement sur ce qui se passe ailleurs, je soupire « les pauvres ! » en regardant certaines vidéos, je m’indigne sur des reportages, tout en me demandant si je devrais aller à la plage ou rester à la maison. Est-ce ça être humain ? Suis-je égoïste? Je ne parle, bien entendu, que pour moi (sourire). Je crois que j’y verrai plus clair sous la douche.

Viviane Mercier